18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 16:45

Se mettre dans la peau d'un pilote de course ! N'est-ce pas là l'une des idées primaires de la simulation automobile ?

Aujourd'hui, la rédaction de Theracingline, c'est rendu à Mons, en Belgique. Bien situés dans une zone commerciale et technologique de la région, les installations d'Exype nous ont accueillis pour présenter leur projet.  

EXYPE - Le Sim Racing à la sauce belge !

C'est à cet instant que nous faisons la connaissance de Benoît Laurent, l'un des créateurs d'Exype "The place to race!", passionné de technologie diplômé de l'université montoise. Son objectif ? Proposer au grand public une expérience unique de pilote de course. 

Disposant d'un, si ce n'est du meilleur simulateur créé par Ellip6, il propose sous forme de forfait de prendre le volant de voitures de course. Quid du support utilisé ? rFactor bien sûr! Certes, ce n'est pas le dernier-né de la famille des simulations, mais il a prouvé au fil des années sa modularité et capacité d'adaptation à tout niveau de pilotes/joueurs.

EXYPE - Le Sim Racing à la sauce belge !

Quelle est la finalité de ce projet ? Ouvrir de manière permanente un centre de simulation dans la région de Waterloo, en Belgique. Alors que les mois défilent, ajoutés à l'aide du crowdfunding proposé sur Ulule, le rêve devient réalité avec l'ouverture dès le mois prochain du premier centre "Exype" en belgique.

Le rêve ultime, avoué dans la vidéo ci-dessous, est d'ouvrir différents centres à travers le pays. Regrouper les pilotes aux quatre coins du plat pays pour des courses en ligne nationales et diffusées en direct sur le net.

Vous l'aurez compris, nous avons été séduit par cet ambitieuse idée. À vous désormais de la découvrir. Pour découvrir l'expérience en détail, rendez-vous en fin de billet pour y retrouver l'ensemble des liens utiles.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 10:19

Une interview réalisée par Alain Lefebvre

 

Il y avait longtemps que je voulais interroger Ales car ce que fait URD (United Racing Design, http://www.unitedracingdesign.com/unitedracingdesign) m’interpellait : voilà un team qui n’a pas hésité à briser un tabou… Proposer des mods payantes !

 

J’ai testé le mod EnduranceRacingX EGT et je dois dire que j’ai été surpris par le côté plaisant du comportement des voitures ainsi que par le comportement des IA. Ce cocktail réussit permet déjà des courses très intéressantes (le mod est encore en bêta).

 

J’ai donc pris contact avec Ales par email (je recevais ces notifications de mise à jour en tant que "client"…) et voici la transcription de nos échanges (initialement en anglais, pas vraiment académique car Ales est Slovène et son niveau d’anglais écrit n’est pas supérieur au mien, c’est dire !).

Interview d’Ales Ogrinc, fondateur du team de modding United Racing Design

Q- Pour commencer, pouvez-vous nous en dire plus sur vous-même : votre âge, localisation, expérience dans le domaine de simracing et ce qui est important dans votre carrière…

 

R- Eh bien je viens de Slovénie, j’ai 30 ans et je suis venu au simracing par le jeu GP2 (Microprose).

 

Ma première expérience de modding est venue avec F1c où j’ai rejoint l’équipe FGMS. Le chef d’équipe, Fonsecker, m’a appris beaucoup pour faire des voitures jouable dans F1c et m’a donné des conseils sur la modélisation.

 

Ils avaient ce grand projet "Nordschleife 24 heures" où j’ai fait quelques voitures. Dommage qu’on n’ait pas pu le terminer mais c’est compréhensible vu la quantité de voitures nécessaires à réaliser.

 

Après cela, j’ai publié quelques voitures pour F1c comme la Mercedes Classe-C DTM et aidé d’autres gars sur certains projets de DTM. Mais mon meilleur travail a été fait pour GTR2 et, dans les voitures réalisées, il y avait la Nissan GTR GT500 et la Lexus SC430, toutes deux faite entièrement par moi. J’ai également publié d’autres mises à jour pour la NSX et la populaire R15 Audi.

 

Ce qui est important dans "ma carrière" ?

 

Hmm… de faire ce que j’aime faire et de cette manière, avec les paymods, de satisfaire nos clients.

 

Q- Comment avez-vous eu l’idée de créer des mods pour rFactor2 et surtout de les offrir commercialement (ce qui est plutôt nouveau pour cette plate-forme) ?

 

R- Eh bien pendant que je travaillais sur des mods GTR2, j’ai eu cela à l’esprit. Mais j’ai obtenu un emploi en tant que développeur de jeux et j’ai eu la chance d’en apprendre un peu plus. Quand, finalement, ce travail a disparu, ma vieille idée est revenue.

 

À ce stade, j’avais trois possibilités : 1- soit trouver un autre emploi de développeur de jeux en tant qu’artiste 3D, 2- commencer le développement d’un nouveau jeu ou 3- essayer mon idée. Donc, la première option serait uniquement au cas où j’aurais vraiment besoin de travailler, la seconde serait un non-sens actuellement puisqu’ils y a beaucoup d’anciens jeux populaires moddable et beaucoup de nouveaux jeux en développement. De plus, il y a la question du financement de ce type de projet ce qui fait que j’ai finalement tenté mon idée, ce qui s’est révélé génial !

 

Q- Je suppose que vous avez été critiqué pour cette initiative (demandant d’être payé pour votre travail) dans un monde (celui du modding) où la gratuité était la règle… Pouvez-vous dire ce que vous attendiez comme résultats, votre objectif dans ce domaine ?

 

R- Je ne pense pas que c’était vraiment une règle que le modding soit forcément gratuit. Il y a eu des mods payantes déjà dans rFactor (1) et il y en a d’autres dans beaucoup d’autres jeux. Des modèles 3D payants sont proposés dans toutes sortes de jeux.

 

Un avion, une voiture, un vélo ou une maison (modelisée en 3D) ne sont pas différents d’une mode de simracing payante. Chaque travail a besoin de temps, de travail et d’argent pour être modélisé et texturé. La différence est que, pour certains, vous avez besoin de données pour la physique, comme dans notre cas pour les voitures. Et c’est aussi le cas pour les avions.

 

Mais certains modèles 3D sont réalisés juste pour faire joli…

 

Mon objectif dans ce domaine, est d’être bien accepté (par la communauté) et nous sommes sur la bonne voie en ce moment, je pense. Nous voulons nous donner une chance de montrer à la communauté que c’est une possibilité à prendre en compte, nos produits ne coûtent pas plus qu’un fast-food mais il nous donne une chance de faire plus, d’offrir plus de bonne qualité. Je ne peux qu’espérer que d’autres nous rejoindront. Ainsi nous aurons plein de voitures et de pistes que nous n’avons jamais pu avoir et ainsi pouvoir faire des courses avec.

Interview d’Ales Ogrinc, fondateur du team de modding United Racing Design

Q- Pouvez-vous nous donner votre avis sur rFactor 2 et son évolution alors que l’offre de simulations est en plein essor et où rFactor2 (un peu en retard) est plutôt critiqué ?

 

R- Pour vous dire la vérité, je ne pratique plus vraiment le simracing en ce moment. Je suis si occupé que les seules fois où je conduis, c’est pour faire des essais (de nos mods). Il y a beaucoup de choses qui manquent encore (à rFactor 2), nous avançons lentement mais, très progressivement, nous arrivons maintenant quelque part avec ce jeu.

 

ISI fait du bon travail mais j’espère qu’ils nous écouteront plus sur certains aspects ici et là. Il y a encore des éléments qui viennent de rFactor (1) et qui sont pénibles car ils ne peuvent pas être modifiés, pour le moment (alors que ça serait utile).

 

Q- J’ai bien aimé votre mod "endurance X" qui est à la fois agréable à conduire et dont les IA se comportent bien… Pouvez-vous nous dire comment vous avez réussi à recueillir des données sur les voitures et les décisions de conception que vous avez eue à prendre pour y arriver ?

 

R- Merci, c’est notre objectif. Beaucoup de recherches sont nécessaires. Avant de commencer à modéliser une voiture, je dois faire mes devoirs et l’un de ceux-ci est de lire les documents officiels de la série (réglement technique). Certaines parties de ces documents sont ennuyeuses, certaines sont très intéressantes.

 

Et je construis ensuite une voiture en essayant d’utiliser les données publiées dans ces documents, cela m’aide plus tard pour la physique jusqu’à un certain point. Et, bien sûr, beaucoup de lectures des forums où discutent les gens qui sont familiers avec les moteurs, les pneus et ainsi de suite.

 

Ici et là, vous pouvez même obtenir quelques conseils des vrais pilotes, mécaniciens ou directement auprès des constructeurs et nous avons profité du fait que nous avons travaillé avec quelques-uns d'entres-eux déjà.

Interview d’Ales Ogrinc, fondateur du team de modding United Racing Design

Q- En dehors de vos mods DTM et Endurance X, avez-vous d’autres projets en tête dont vous pourriez nous parler aujourd’hui ?

 

R- En ce moment, des trucs plus petits que je donne habituellement à quelques autres gars dans l’équipe. Mais rien de vraiment important qui vaille la peine d’en parler.

 

Q- Pour finir, peux-tu nous dire combien êtes-vous au sein de URD et quelle est la répartition des rôles ?

 

R- Notre équipe est composée de 3 autres types, en plus de moi. Il y a Marc qui est le modeleur 3D et qui travaille actuellement sur les voitures de la classe PX (prototype du mod EnduranceRacingX EGT). Il y a Davide qui est notre spécialiste des sons. Il a fait les sons de toutes nos voitures jusqu’à maintenant.

 

Enfin, il y a Revelli qui nous a aidés avec certaines de nos voitures EGT dernièrement.

Interview d’Ales Ogrinc, fondateur du team de modding United Racing Design

Merci à Ales et je ne peux que souhaiter une grande réussite à URD. Je sais que certains simracers trouvent scandaleux qu’un team comme URD ose faire payer ses mods mais pourquoi pas ?

 

Après tout, personne n’est forcé à acheter !

 

Et il reste toujours une large offre de mods gratuites (pas encore vraiment sur rFactor2 mais ça va venir).

 

Je crois au contraire que le simracing a besoin de ce niveau d’offre et que le succès des mods payantes dépend directement de leur qualité, cela ne peut tirer le marché que vers le haut ce qui est profitable à tous.

 

Liens :

> Le site United Racing Design

> Les interviews The Racing Line

> La chronique d'Alain Lefebvre sur The Racing Line

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Publié par Alain Lefebvre - dans SimRacing - Interviews
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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 08:46

Cela fait un bon moment que nous découvrons ici-même, par le biais d'images et de vidéos, cet attachant, rapide et talentueux SimRacer qui n'hésite pas à porter les couleurs The Racing Line. Aujourd'hui, nous nous l'étions promis, il vous dévoile sa personnalité, ses passions, ses goûts et ses secrets de pilote virtuel et réel, entretien avec Jimmy Dion... 

 

Dim : Bonjour Jimmy, je suis ravi de pouvoir m'entretenir avec toi. D'autant, plus parce que cela fait un bon moment que nous devions satisfaire cet exercice. Comme toujours et même si le petit monde du SimRacing francophone te connaît, pourrais-tu te présenter ? Ton âge, ce que tu fais dans la vie réelle, etc.

 

jimJimmy : Bonjour monsieur Dim c'est un grand plaisir d'être ici avec toi depuis le temps qu'on se côtoie.
J'ai 22 ans et travaille en tant qu'employé polyvalent dans un magasin de produits discount, comme tu t'en doutes j'occupe le plus souvent de mon temps à rouler pour mon plus grand plaisir...

 

Dim : Je suppose qu'avant d'être SimRacer, tu es avant tout passionné de Sport Automobile ? D'où te vient cette passion ?

 

Jimmy : Comme tout le monde cette passion vient bien de quelque part et pour moi c'est du fait que mon père roulait en rallycross avec une Fiat Ritmo Abarth avec laquelle il finit plusieurs fois vice champion et une fois champion d'île de France, il a ensuite enchaîné sur du rallye. J'ai un vague souvenir quand j'étais petit d'un passage où il est venu me chercher avec sa 205 rallye devant mon école, elle faisait un bruit complètement dingue !

 

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Dim : On voit souvent ton frère Jonathan participer aux Championnats dans lesquels tu évolues. Le Sport Automobile et le SimRacing, une affaire de famille ?

 

Jimmy : J'ai découvert ma passion pour le SimRacing en 2009 avec GTR2 et rFactor à l'aide d'un volant G25. J'ai ensuite fait essayer tout ça à mon frère Jonathan qui est tout de suite tombé sous le charme... Étant un passionné d'automobile comme moi il n'a pas tardé à avoir un volant et à me rejoindre sur les courses ! Depuis ce temps on a pratiquement toujours roulé ensemble.

 

Dim : Bien que l'équipement ne peut en aucun cas expliquer les talents d'un pilote, je suis certain que de nombreux SimRacer voudraient savoir de quels matériels tu disposes (P.C., volant, simulateur) ?

 

Jimmy : C'est sûr que ça n'explique pas les talents mais avoir un très bon volant et surtout de très bonnes pédales améliorent grandement le pilotage. Mon matériel est le suivant :

 

PC :
I7 2600K
12GB DDR3 1600
GeForce GTX 680
Il n'y a pas si longtemps je jouais sur un triple screen 22" mais je suis passer sur une TV 117cm.

 

Niveau volant :
Fanatec ClubSport Wheel BMW & Formula
ClubSport Pedals V2
Shifter TH8RS
Le tout fixé sur un siège rSeat RS EVO Noir.

 

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Dim : Quelles sont tes simulations favorites ?

 

Jimmy : Pour le moment ça reste rFactor même si je suis impatient de voir sortir les versions finales de rFactor 2, Project CARS, RaceRoom Racing Expérience ou Assetto Corsa. Ce dernier m'a particulièrement séduit après avoir essayé la version Preview. Vivement sa sortie !

 

Dim : Comment abordes-tu une course, quelle est ta préparation ?

 

Jimmy : Ayant la connaissance de la plupart des circuits et mods existants, j'ai un peu moins d'entrainement à fournir qu'auparavant. En premier lieu je m'occupe de faire certains réglages de base habituels sur la voiture (angle de braquage, radiateur, régime moteur, différentiel et autres...). Je m'attaque ensuite au circuit en faisant plusieurs tours pour assimiler les rapports de boites en fonctions des courbes ainsi que détecter le survirage et le sous-virage. De retour dans mon garage j'effectue les modifications puis repars de nouveau, et ainsi de suite.

 

Dim : Es-tu aussi technicien ? Quelle importance accordes-tu aux réglages ?

 

Jimmy : Comme je le dis juste au dessus les réglages sont très importants pour aller chercher ses propres limites ainsi que les limites du châssis. A mes débuts évidemment je n'avais aucune connaissance pour régler ma voiture mais à force de modifier ceci et cela, j'ai fini par m'apercevoir comment chaque chose influençait les physiques.

 

Dim : Dans combien de championnats évolues-tu cette année ?

 

Jimmy : Cette année je suis dans trois championnats :

 

Leon SuperCopa EvoSim.fr
Clio CUP EBOrganisation.fr
LeMans Series 2013 RaceDepartment.com


Je me prépare en ce moment pour la dernière manche RDLMS (Samedi 13/07/13) - 24h du Mans - en Peugeot 908 HDi FAP avec à mes cotés Steph Amiel et Raphael Bohorodycz.


Steph s'est occupé des qualifications mardi dernier et a offert une jolie deuxème position pour l'équipe ! Notre deuxième voiture en catégorie GT1 partira également de la même place.

 

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Dim : Les résultats sont-ils à la hauteur de tes espérances ?

 

Jimmy : Pour le moment oui étant en tête du classement pilotes SuperCopa et Clio CUP je suis plus que satisfait, au-delà des résultats ce qui me fait vraiment plaisir ce sont les grosse bagarres qui ont lieu ! Particulièrement dans le championnat Leon SuperCopa avec mon grand rival Peter Deray avec qui les arsouilles sont vraiment de pire en pire... On adore ça !

 

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Dim : A ton avis, qu'est-ce qui fait la différence qui conduit au succès ? J'entends par là remporter des courses.

 

Jimmy : La différence ? L'entraînement ! Pas de secret il faut rouler rouler rouler et acquérir de l'expérience... Bon d'accord j'avoue que le matériel y est quand même pour quelque chose aussi, il faut être à l'aise au maximum pour pouvoir se donner à fond !

 

Dim : As-tu des châssis et des circuits préférés ?

 

Jimmy : Circuits oui... Le Nordschleife ! Ainsi que Road Atlanta, Spa Francorchamps, Watkins Glen, Le Mans... J'en oublie sûrement beaucoup mais ce sont vraiment ceux que j'affectionne particulièrement.

 

Dim : Dans une récente vidéo tu défendais la cause "Save The Ring", peux-tu nous en dire un peu plus à ce sujet ?

 

Jimmy : Oui comme je viens de le dire c'est un de mes circuits préférés peut être même en N°1 sur ma liste et le fait d'apprendre presque tous les jours qu'il devrait disparaître où du moins être reconvertis en autre chose c'est triste ! Pratiquement tous les pilotes s'unissent pour le soutenir... Tu te rends compte si les 24h du Norschleife venaient à disparaître ? Ce serait dingue de ne plus avoir ce rendez vous mythique au calendrier. De plus c'est vraiment là-bas qu'on peut s'apercevoir du potentiel de chaque pilotes ! Comme la dernière endurance, il y a peu, nous avons vu un Maxime Martin (Ecurie Marc VDS), évoluant sur une Z4 GT3, qui nous montrait un super talent de pilotage sous la pluie qui lui a permis de prendre la deuxième place dans le dernier tour !

 

Et d'ailleurs je vais te proposer une vidéo juste ici que seulement certaines personnes ont pu voir, c'est la première que j'ai faite avec ma caméra sur le Ring en Porsche SuperCup... Tour très bâclé, parti en réglant presque rien sur la voiture afin de tester les vues, mais je m'éclate tout de même bien !

 

 

Dim : Des expériences dans le monde réel ?

 

Jimmy : Oui le karting ! Je le pratique pas très souvent mais c'est vraiment une grande partie de plaisir de reproduire ses acquis du virtuel dans le réel. Je viens, il y a peu, de faire ma première course de kart avec mon frère, une petite endurance de 3 heures au Karting Stadium d'Abbeville où nous réalisons une jolie 3ème place avec le meilleur tours en course dans ma poche ! Nous avons également pu rencontrer plein de SimRacers qu'on a pour habitude de voir uniquement sur les pistes virtuelles !

 

Sur la photos ci-dessous vous avez mon frère Jonathan à droite et évidement moi-même à gauche  

 

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J'ai ici également une vidéo onboard d'un de mes relais de 15 minutes réalisé pendant cette course.

 

 

Dim : Peux-tu faire un parallèle entre les deux ?

 

Jimmy : Oui comme je le cite juste au dessus c'est super fascinant de voir que le fait de reproduire son expérience de pilotage virtuel dans le réel est tout aussi efficace ! Un petit temps d'adaptation est requis au début mais quand la machine est lancée on ne l'arrête plus, j'en redemande !

 

Dim : Envie de franchir le pas un peu plus souvent ?

 

Jimmy : Evidement si seulement je pouvais le pratiquer tous les jours... Le budget n'est pas forcement au rendez-vous.

 

Dim : Tu cours pour l'équipe rSeat.fr, peux-tu nous en dire un peu plus sur ce constructeur ?

 

Jimmy : Comme la plupart des Simracers le savent, la marque rSeat fabrique des sièges de simulation, type GT avec le RS EVO, F1 avec le RS Formula et depuis 4 ans déjà ! Tous les éléments de fabrication proviennent de fournisseurs Européens : métaux, cuir, fibre de verre, la technologie de peinture sur les châssis métalliques provient d’une société Française. Tout est conçu sur des machines à commandes numériques et assemblé à l’usine rSeat en Bulgarie.

 

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France Simulateur (rSeat.fr) est le distributeur des produits de la marque en France, Belgique et depuis peu en Angleterre ainsi qu'en Allemagne. L’équipe France a de très bonnes relations avec l’usine en Bulgarie et communique énormément au développement des nouveaux projets, presque tous les jours ! Attendez-vous à voir des nouveautés très bientôt… !

 

http://www.rseat.fr/

 

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Dim : Quelle est la nature de votre relation avec eux ?

 

Jimmy : On représente le distributeur français rSeat.fr au niveau des courses online un peu partout et on accompagne la marque sur certains salons comme le Mondial de la Simulation que nous sommes maintenant habitués à faire tous les ans. Cette année sera la troisième, du 27 au 29 septembre 2013 au Musée de l'air et de l'espace à l'aéroport Paris - Le Bourget. J'invite d'ailleurs tous les Simracers à venir nous rencontrez, vous serez très bien accueillis !

 

L'équipe est composée depuis ses débuts de Jean Marie "Sandrock" Zmiro, Steph Amiel, Jonathan Dion et moi-même. Par la suite d'autres sont venus s'ajouter comme Alexandre Amelot, Valentin Soleilhac, Raphael Bohorodycz ainsi que Baptiste Quenaudon et Yoann Sarzynski.

 

Nous sommes tous en ce moment sur le championnat d'endurance RaceDepartment LeMans Series avec deux châssis, Corvette C6R GT1 et Peugeot 908 HDi FAP.

 

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Dim : Tu partages souvent des vidéos à bord (tour de qualification, meilleurs tours, etc.), avec parfois une incrustation de toi en temps réel. Je suis fasciné par l'étonnante facilité dont tu fais preuve au volant. Un secret ?

 

Jimmy : Ayant commencé le SimRacing en 2009 j'ai toujours continué de rouler pour m'améliorer et chercher les conseils de plusieurs personnes, à adapter mon pilotage à toutes les situations. Avec toutes ces expérience j'ai maintenant une certaine aisance, lorsque je pilote je m'habitue à n'importe quoi et continue mes progrès de courses en courses.


Il ne faut pas rester dans son coin, j'ai appris à aller chercher les bagarres avec les plus forts que moi pour étudier mes faiblesses... Je me répète mais il faut s'entraîner à fond, il n'y que ça pour réussir.

 

J'ai eu l'idée il y a peu de faire un Live vidéo de certaines de mes courses pour montrer aux autres comment se passent les soirées de championnat vues de l'intérieur, je n'ai pour le moment que des avis positifs donc je vais continuer... Je viens en plus de faire l'acquisition d'une caméra GoPro Hero 3 ce qui permet de filmer la partie volant en temps réel pendant mes courses et j'adore ça !

 

Vous pouvez accéder au Live lors de mes évènement ici : http://www.twitch.tv/ezekiell120
Ainsi qu'à toutes mes vidéos Onboard dans ce coin là : http://www.youtube.com/user/Ezekiel120

 

Dim : Il y a quelques mois, tu nous as spontanément contacté pour porter les couleurs The Racing Line en course sur le Championnat EvoSim en Seat Leon (tu utilises même notre logo sur tes vidéos), pourquoi ?

 

Jimmy : Ecoute, quand j'ai connu ton blog j'ai tout de suite adoré ! C'est vraiment ce qui nous manquait, du moins en France, d'avoir toutes les actualités du SimRacing... Je ne souhaite que t'aider à aller plus loin c'est pour cela que tu es présent sur ce châssis ainsi que sur la Corvette C6R GT1 RDLMS, en passant merci à Anthony "Kinpixed" RG pour tout son magnifique travaille sur ces voitures ainsi que sur toute les futures, je l'espère.

 

Je te place aussi dans toute mes vidéos pour tenter de te montrer le plus loin possible...

 

Dim : Un grand merci, merci aussi pour le temps que tu nous as accordés lors de cet entretien, je te laisse le mot de la fin ?

 

Jimmy : Merci pour ce petit rendez-vous et un grand grand merci à toi pour ce temps que tu passes à nous fournir toutes les dernières actualités... Même étant loin en ce moment tu arrives toujours à publier, c'est magnifique ! Tu feras un bisou à ta femme et ton petit gars futur SimRacer.

 

Je te dis à dans quelques mois pour le mondial de la simulation où tu seras présent ? Tu as intérêt en tout cas...

 

Petite pensée à monsieur Allan Simonsen tragiquement disparu lors des dernières 24h du Mans... Rest In Peace  

 

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Tchao à tous !

 

Liens :

> La page Facebook de Jimmy Dion

> La chaîne YouTube de Jimmy Dion

> Les Lives de Jimmy Dion

> Le site de l'équipe rSeat.fr

> Le site officiel rSeat.fr

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 03:43

L'événement de SimRacing Tous Unis Pour Toutes Les Causes se déroulera le 4 juillet prochain. Christian Chataignier, l'un des organisateurs, est un passionné de sport automobile, dévoué à la cause du SimRacing depuis de nombreuses années. Acteur important du SimRacing, nous avons eu envie de le rencontrer pour en savoir un peu plus sur les coulisses de cette course qui rassemble des SimRacers de nombreux horizons. Entretien avec Christian Chataignier...

 

christian_chataignier.jpgDim : Je te connais, pour ma part, en tant que SimRacer (nous avons croisé nos roues virtuelles à plusieurs occasions), je te connais aussi en tant qu'organisateur de Championnats et d'Opens. Peut-être reviendrons nous un jour sur le SimRacing en général, mais ajourd'hui, ce qui nous intéresse, c'est l'événement "Open Tous Unis Pour Toutes Les Causes". Avant d'aller plus dans le vif du sujet, pour ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter ?

Christian : Parisien de toujours, je réside désormais à Colombes dans les Hauts de Seine, j'ai 66 ans et travaille dans le développement informatique. Marié, je suis heureux papy de deux petits-fils de trois ans et demi et de cinq mois. Mes loisirs sont occupés en grande partie par le simracing, en tant que pilote bien sûr mais aussi en tant qu'orga, puisque je m'occupe de deux ligues (Montagne et courses de côte et Ligue Tourisme) à la FFSCA, dont je suis aussi vice-président...

Dim : D'où vient cette belle idée de "Tous Unis Pour Toutes Les Causes" et en quelle année cela a-t-il commencé ?

Christian : C'est une idée qui a germé dans nos esprits, avec Bruno Goulier et Christophe Pulluard, que nous avons mis en application pour la première fois en 2009. A la base, avec Bruno Goulier, nos avions envie d'organiser quelque chose ensemble, et une course d'endurance courte pouvant se dérouler sur une soirée nous semblait le bon choix. Nous avons retenu le format de quatre heures par équipe de deux, avec quatre relais obligatoires, qui est toujours en vigueur actuellement.

Dim : Entre la préparation et l'épreuve en elle-même, combien êtes-vous pour assurer l'organisation ?

Christian : Aujourd'hui, nous sommes une belle petite équipe ! Bruno et moi sommes un peu en amont, on choisit le circuit, les voitures, on gère le site internet et ses différentes applications. Pascal Faytout (Rookmoute) est plus particulièrement en charge du serveur et de ce qui va avec comme la gestion du plugin de reconnexion, et fournit un travail important auprès des pilotes pour la bonne marche du plugin et le déroulement des sessions de qualifications, Ludo Bertrand est en charge du carset, Christophe Regel (chl044) prépare les circuits et Mathieu Leclerc est en charge de la communication. Ben ça fait six mine de rien !

Dim : L'organisation d'un tel événement est-elle difficile, plus qu'un Open "normal" ?

Christian : Pas particulièrement, car aujourd'hui nous organisons la cinquième édition, et on s'appuie sur notre "vécu". Chacun sait ce qu'il a à faire, on pourrait dire que c'est une petite machine bien huilée !

Dim : Votre approche est-elle toujours la même au fil des ans ?

Christian : Au fil des ans on a respecté notre idée première : associer la générosité à la pratique du simracing. Un changement majeur a été l'adoption du pluggin de reconnexion d'Endurance rFactor l'année dernière. Il faut remercier Nicolas Crignon pour ça, car c'est un vrai plus. Plus personne n'est frustré par une déconnexion ou un accident violent, on peut revenir et reprendre la course jusqu'au bout. Après, il y a des petites choses qui ne changent pas comme l'idée du départ en plein jour vers 18 heures, pour une arrivée la nuit. Ca fait partie des charmes de l'épreuve ; d'autres changent comme les véhicules et les circuits.

 

Dim : Globalement, êtes-vous satisfaits des sommes récoltées ?

Christian : Tout acte de générosité est bon à prendre, même si pour les organisateurs les sommes récoltées sont toujours insufisantes... Pouvoir offrir aux environ de mille euro à une association serait génial, même si pour le moment on va tenter d'approcher les cinq cent euros, mais tout le monde vit la crise !

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Dim : Saurais-tu me dire qui en a bénéficié les années précédentes ?

Christian : L'association "L'enfance à l'hôpital" en a été le bénéficiaire les deux premières années, grâce à Yannick Lapchin et Christophe Bouquet, qui lui ont rapporté 370€ puis 438€. En 2011, Julien Dexmier et Johann Le Bris ont permis à "Greffe de Vie" de recevoir 425€. Enfin, l'année dernière, c'est Michael Taloc et Bertrand Dupraz qui l'ont emporté, et l'association "Laurette Fugain a reçu 326€.

Dim : Quel est la réaction des associations lorsque vous les contactez pour leur offrir les dons liés à l'événement ?

Christian : Avant tout des remerciements, après pour le simracing, et la course support de ces dons, ça va de l'amusement à l'étonnement... avec aussi une fois de l'indifférence (snif!)

Dim : Et cette année, où en êtes-vous à ce jour ? Dons récoltés, inscriptions, etc.

Christian : A l'heure ou j'écris, nous devrions approcher la quarantaine d'équipe au départ cette année, ce qui est très très bien ! A mon avis ceci est dû au choix d'une formule monotype (BMW E90 SUPER TROPHY) qui met tout le monde sur un pied d'égalité au départ. Pour les dons, nous en sommes à un peu plus de deux cent dix euro à quinze jours de l'épreuve. A la finale, nous devrions au minimum être au dessus de l'année dernière et, pouquoi pas, atteindre enfin le cap des cinq cent euros.

Dim : Si l'on ne veux pas participer ou que l'on ne peut pas (tout comme moi à mon grand regret cette année), les dons sont-ils tout de même possibles ?

Christian : Ils sont même recommandés ! Même absent à la course, quelle qu'en soit la raison, tout le monde peut faire un don en passant par notre site internet : http://www.tuptlc.fr

Dim : A ton avis quelle équipage a le plus de chance de remporter cette édition 2013 ?

Christian : Vaste question ! Il y a des favoris bien sûr, à commencer par les vainqueurs de la dernière édition Michael Taloc et Bertrand Dupraz et ceux des deux premières : Yannick Lapchin et Christophe Bouquet. Mais les outsiders sont nombreux : Anthony Jans et Ludovic Bertrand, les frères Dion, Franck Rozez et Jean-Marc Legrand, Julien Fournet et Arnaud Rigaudiere et tous ceux que j'oublie... je vais me faire des ennemis !

Dim : Merci beaucoup de m'avoir accordé un peu (beaucoup) de ton temps Christian, je te laisse le mot de la fin...

Christian : Vive le simracing !

 

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 07:18

Il y a quelques jours, le site anglophone RaceDepartment a réalisé une intéressante interview de Marco Massarutto, le responsable des licences pour Kunos Simulazioni. Homme empreint de passion pour le sport automobile et le SimRacing, il relate son parcours, son métier, ses ambitions, sa motivation, son enthousiasme... Il évoque l'histoire de Kunos Simulazioni et en profite même pour faire quelques révélations, une petite traduction sur The Racing Line s'imposait...

 

ac_marco_massarutto.jpg

 

Quelles études as-tu suivi avant de travailler sur le projet netKar PRO ?

 

Les sciences de l'informatique dans l'enseignement secondaire, je suis développeur, même si je n'ai rien compilé depuis... très longtemps.

 

Quelle fut la partie la plus difficile à développer de ce titre ?

 

L'organisation et la logistique, les ressources très limitées, à cela s'ajoutait le fait nous travaillions de chez nous, nous étions donc physiquement très éloignés les uns des autres. A cette époque, Internet n'était pas encore le meilleur moyen pour travailler exclusivement à distance.

 

Peux-tu nous en dire un peu plus à propos d'Assetto Corsa, votre nouveau projet ?

 

Une trop longue histoire... :). Eh bien, le concept Assetto Corsa a commencé après un précédent projet en 2008. Jamais révélé, ce dernier était basé sur un championnat GT italien et ne verra jamais le jour pour des raisons de licences. Cela a été très frustrant car nous avions travaillé plusieurs mois dessus, il nous a donc coûté espoir, temps et argent.

 

Nous avions créé des éléments graphiques, alors Stefano Casillo et moi-même avons décidé d'aller de l'avant avec un nouveau projet que nous avons appelé "Assetto Corsa". Aujourd'hui, ces anciens éléments graphiques ne sont plus utilisés, mais nous avons retenu leçon de cette expérience : ne jamais abandonner.

 

Merci au titre Ferrari Virtual Academy, grâce à lui, nous avons pu lever une partie des fonds nécessaires à un projet ambitieux comme Assetto Corsa.

 

A l'origine, l'idée était de se baser sur la technologie de netKar PRO , mais en 2009, nous avons décidé de créer un moteur totalement nouveau. Aujourd'hui, Assetto Corsa n'est pas seulement un jeu, mais une technologie logicielle que nous allons utiliser et vendre à d'autres entreprises dans les années à venir.

 

Que considères-tu comme étant le meilleur moment avec Kunos Simulazioni ?

 

Chaque jour ! C'est la meilleure période de ma vie professionnelle, même si nous travaillons plus de dix heures par jour et que le résultats de nos efforts sont encore à venir (et nous avons aucune idée de ce qui va se passer). Un grand moment a été lorsque nous avons sorti avec Ferrari un accord pour produire Ferrari Virtual Academy. Comme je l'ai déjà dit, ne jamais abandonner !

 

Peux-tu nous en dire un peu plus à propos de l'équipe derrière Assetto Corsa ?

 

Il y a environ 15 personne, 10 qui travaillent de façon stable, les autres coopèrent avec nous lorsque nous en avons besoin.

 

Qu'est-ce que tu aimes le plus au cours du développement d'un jeu ?

 

Notre siège est situé dans l'enceinte d'une piste de course (Vallelunga). Quand j'ai la chance de conduire quelques-unes des voitures que nous reproduisons, vous savez, c'est un sale boulot mais quelqu'un doit le faire. Plus sérieusement, c'est, pour moi, une grande satisfaction lorsque je commence à travailler avec "mon" équipe sur un nouveau modèle de voiture, ou quand je vais à la rencontre d'une piste de course pour une reconnaissance en vue d'une scannérisation laser ou des séances photographiques. J'ai plusieurs rôles au sein de l'entreprise, principalement commerciaux, mais je veux toujours être "dans l'action". 

 


Quand une voiture ou une piste est terminée, je perds une partie de mon intérêt pour elle et j'ai besoin d'un nouveau défi.
Aussi, compte tenu de ce qui est mon rôle à Kunos Simulazioni en tant que responsable licences, lorsque je signe un nouvel accord de licence, eh bien, c'est vraiment gratifiant, lorsque je pense à la façon dont nous avons commencé tout cela.

 

Vous avez des licences avec des marques comme Ferrari et BMW, ce genre de contrats sont-ils difficiles à négocier ?

 

Toutes sont différentes. Travailler avec avec eux est parfois "facile", parfois c'est un vrai défit. Et ce n'est pas toujours qu'une histoire d'argent. Ce que je peux vous dire, c'est qu'en général, la question de l'octroi de licences est beaucoup plus compliqué que ce que l'on pensent. Vous devez être très patient. Pour nous, au début, cela a été très difficile parce que nous étions  une société indépendante et inconnue.

 

D'où vient ce nom de Kunos ?

 

Nous aimons les chats et Kunos était le nom du chat de Stefano lorsqu'il était enfant.

 

Joues-tu à des titres produit par d'autres studios ?

 

Plus souvent par le passé. Actuellement je joue à quelques-uns d'entre eux quand il ya quelque chose de nouveau à essayer, ou quelque chose qui attire mon attention. Je suppose que si je n'avais pas été impliqués dans cette "affaire", j'aurais probablement utilisé Gran Turismo 5 et iRacing Le premier, avec toutes ses limites. C'est un excellent exemple de la façon dont une PlayStation 3 peut être poussée à ses limites (seulement 512 Mo au total). Pour ce qui concerne iRacing bien, je suis un vieux fan de Dave Kaemmer, donc je joue à tout ce qu'il fait. Grand Prix Legends est le jeu qui m'a probablement fait joindre Kunos .

 

Quelle est votre voiture préférée ?

 

La Lotus Type 49 : je l'ai découverte pour la première fois sur Grand Prix Legends et je l'aime encore. Lorsque j'ai vu la vraie à l'usine Classic Team Lotus, j'ai vraiment eu des sensations extraordinaires, même si, comme vous pouvez vous en douter, je suis habitués aux voitures spéciales et aux super cars.  La Ferrari 458 est, pour moi, un parfait mélange entre design et technologie.

 

Quels sont tes objectifs pour Assetto Corsa ?

 

Parfois, je lis des commentaires comme "nous avons enfin un GT5 sur PC !". En terme de chiffres purs (contenus, fonctionnalités, etc) cela ne peut pas être vrai. Mais quand je lis des commentaires comme ça, je pense que nous avons déjà atteint notre objectif. Je pense que, compte tenu que nous sommes une entreprise indépendante avec des ressources limitées, nous avons déjà fait quelque chose qui va bien au-delà de ce que nous voulions lorsque nous avons commencé. Mon but est que les ventes d'Assetto Corsa ventes nous permettent de continuer à faire ce travail pendant des années, que la collecte des ressources nécessaires pour des projets encore plus importants que celui-ci puisse être réalisés.

 

Source : www.racedepartment.com

 

Liens :

> L'interview originale (en anglais)

> Le site RaceDepartment (en anglais)

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 12:12

Il y a plusieurs mois, Patrick, représentant de notre partenaire Sim Racing Evolution, avait réalisé une très bonne interview de Renato Simioni, le responsable et fondateur des studios Reiza. Il manquait cependant une question subsidiaire sur le jeu Ayrton Senna qui complète maintenant et totalement cet entretien.

 

Une réponse passionnée, longue, exclusive et rare car l'équipe ne s'est que très peu exprimée sur ce projet depuis son annonce en 2011.

 

reiza_release_image_senna.jpg

 

10 - Tu as dit que tu avais grandit dans "l’ère Senna". J'étais devant ma télé le 1er Mai 1994. Je suppose que tu l’étais aussi. Peux-tu nous parler de cette légende et de ce "projet Senna" qui semble si important pour toi ? Pourquoi décider de donner la moitié des bénéfices à la Fondation Senna ?

En fait, nous ne donnons rien à la fondation (ou plutôt à l'Institut Ayrton Senna - la Fondation Senna est une institution indépendante opérant en Europe) - l'IAS existe dans le but de lever des fonds auprès de la "marque" Senna à travers des accords de licence de produits tels que le nôtre, et de réorienter ces fonds vers les diverses activités philanthropiques qu'ils promeuvent - principalement pour promouvoir l'éducation et des aides pour les enfants brésiliens. Donc ce n'est pas notre choix, mais certainement une noble cause et nous sommes très fiers et heureux de contribuer à cela.

Avoir réussi à obtenir leur approbation est aussi quelque chose dont je suis très fier, puisqu'ils ne donnent aucune license aux entreprises qui viennent frapper à leur porte. Le projet doit répondre à la norme "d'éthique" IAS en quelque sorte, et ils sont tous individuellement et personnellement approuvés par Viviane Senna, la soeur d'Ayrton. Nous avons été très prudents sur la bonne manière d'approcher l'IAS et nous avons aussi choisis le bon moment puisque Reiza est encore une très jeune et très petite entreprise. Nous avons dû déclencher la confiance nécessaire pour rendre justice au nom "Senna".

Je suppose que la raison pour laquelle nous avons reussi, c'est précisément parce que cela signifie beaucoup, non seulement pour moi, mais je dirais pour tout le monde dans l'équipe, brésilien ou non. Non seulement Senna est une légende de la course automobile, mais toute l'ère du sport automobile qui gravite autour de son époque est quelque chose qui résonne très fortement aujourd'hui. Et pour moi-même et pour l'équipe, cela représente les origines de notre amour pour le sport automobile. Avoir la chance de revivre cette époque (ou un chapitre de cette époque) dans une simulation est une ambition qui remonte à loin, avant même que Reiza, lui-même, ait été créé.

Cela représente cependant quelques obstacles majeurs, comme on peut l'imaginer, mais nous travaillons à étudier toutes les parties fondamentales ensemble. Il était très important d'obtenir le "label" Senna, même si le projet va bien au-delà de lui, et le seul lien avec l'IAS nous a déjà permis de passer à travers quelques difficultés importantes. C'est loin d'être un chemin facile, nous sommes en train de progresser lentement !

Et bien sûr, c'est de transformer tout cela en un jeu qui est le plus intéressant. Là aussi, nous faisons des progrès lents mais importants. Je ne voudrais pas susciter des attentes trop élevées, notamment parce qu'il ya encore un long chemin à parcourir et quelques aspects fondamentaux doivent encore être mis en place. Je suppose que le fait de ne pas trop promettre et de ne pas communiquer à outrance est une approche qui nous a bien servi jusqu'à présent, donc je vais m'en tenir à cela jusqu'à ce que nous soyons plus proches de la ligne d'arrivée.

L'idée que je pourrais vous donner est un souvenir de 1992 : un garçon de 12 ans jouant sur un circuit de Geoff Crammond ou à Microprose Grand Prix pour la première fois et qui est juste submergé par l'excitation. C'était comme si on y etait - ceci avec un 386 tournant à 8 fps, pas loin de l'occupation du processeur depassant les 100%, frolant l'arret total ! Ca serait quelque chose si une simulation pouvait encore générer une telle excitation avec la technologie d'aujourd'hui. C'est ce que nous recherchons - la magie que seule une grande simulation immersive peut produire !

 

Source : sim-racing-evolution.fr

Entretien et traduction : Patrick

 

Liens :

> Entretien avec Renato Simioni

> Ayrton Senna, une simulation des studios Reiza

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 10:00

InterviewDim-Kjel 01

InterviewDim-Kjel 02KJEL : Salut Dim. C'est toi qui a eu l'idée de cette interview avec comme sujet principal, le simracing. C'est également toi qui m'a fait découvrir cette activité que je ne connaissais pas sous ce nom. Alors pour les internautes néophytes qui sont en train de lire ce billet, peux-tu expliquer concrètement ce qu'est le SimRacing ?

DIM : Salut Kjel, c'est un réel plaisir que de te rencontrer en personne et ce pour la première fois, grâce à cet entretien. Je suis d'autant plus ravi que c'est toi qui m'a réellement fait découvrir le blogging. Je dois le reconnaître, sans ton accueil, ton soutien, tes encouragements de tous les instants, j'aurais sans doute abandonné depuis longtemps cette activité et The Racing Line ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui. Je dois beaucoup à ton blog Chez Kjel !

Ce qu'est le SimRacing ? Il est bien difficile, même pour moi, de répondre de manière exhaustive. Parfois, j'ai l'impression qu'il y a presque autant de définitions que de SimRacers, mais je vais tout de même m'essayer à l'exercice en donnant ma propre vision de la discipline.

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En français, c'est "la simulation des courses automobiles". Cela suppose, selon moi, d'aller au-delà du simple jeu, de franchir un cap vers quelque chose qui nous rapproche un peu, et toujours plus, du Sport Automobile réel. C'est d'abord par l'utilisation de simulations, tu constateras que je n'ai pas dit "jeux", qui reproduisent le plus fidèlement possible la réalité. C'est l'emploi de périphériques adaptés comme, au minimum, un ensemble volant et pédalier. C'est aussi, à mon sens, se mesurer aux autres SimRacers qui eux, pour le coup, ne sont pas virtuels.

Cette définition pourrait te paraître stricte, ennuyeuse et finalement pas très engageante... Il faut, malgré tout, raison garder, le SimRacing regroupe l'ensemble des amateurs de courses automobiles virtuelles, même s'ils se prennent parfois, souvent(?), au sérieux, ils n'en restent pas moins des pilotes de salon en chaussettes (c'est ainsi, qu'ironiquement je nomme les SimRacers). 

 

Et toi, pourquoi avoir finalement franchi le pas du simple amateur de simulation et as-tu hésité à basculer dans le monde du SimRacing ? Cela a-t-il changé ta vision de la discipline ?


KJEL : Je n'ai pas hésité une seule seconde à basculer dans le simracing pour voir quel était réellement mon niveau par rapport aux autres personnes réelles, fanas elles-aussi de courses virtuelles. J'ai alors découvert des pilotes très rapides (top pilotes et aliens) que j'aurais probablement qualifiés quelques années plus tôt - et en toute méconnaissance de cette discipline - de tricheurs. Franchement, grâce à ton blog The Racing Line, j'ai découvert la face cachée de l'iceberg avec un tas de sites web spécialisés, des communautés, des championnats et des accessoires plus fous les uns que les autres (volants, shifters, sièges, chaussures spéciales simracing...)

InterviewDim-Kjel 05

Mais toi, qu'est ce que tu aimes le plus dans le SimRacing ? La course à la victoire et la gloire virtuelle ? Ou bien les duels même si c'est pour la dernière place, ce qu'on appelle les arsouilles dans le milieu ?

DIM : Ce qui anime la plupart des pilotes réels et virtuels c'est la victoire, ce serait un mensonge que de dire le contraire, et on y pense toujours un minimum avant de prendre un départ, même si notre position initiale n'est pas favorable. Cependant, sur un tarmac virtuel, nous "jouons" moins notre carrière ou notre réputation que les pilotes réels. Aujourd'hui, avec la démocratisation de la discipline, la concurrence est devenue importante, féroce, surentraînée et viser une victoire systématique demande un investissement qui frôle la déraison. Cela peut même s'avérer une expérience extrêmement frustrante à la longue...
InterviewDim-Kjel 07Dans le SimRacing, on peut aussi et simplement prendre plaisir à piloter et apprendre. Ce que je préfère pour ma part, et après presque 15 ans de pratique, c'est l'arsouille de milieu, voire de fin de grille. J'aime aussi, et par dessus tout, les remontées en condition difficile. N'étant pas très bon dans l'exercice des qualifications ou des départs, j'ai donc souvent l'occasion de prendre du plaisir... Et puis, les longues arsouilles entre SimRacers "gentlemen" sont sans doute ce qu'il y a de plus sympa en SimRacing même si l'on ne finit pas devant.

KJEL : C'est sûr que je préfère me bagarrer pendant toute la course que d'être leader et m'emmerder du début à la fin ou alors d'occuper une bonne place mais d'être complètement isolé. Maintenant, obtenir une première place c'est toujours exaltant et je voulais savoir si tu te souvenais de ton premier succès ? Est-ce que ce fût un moment fort ? Et est-ce que tu es monté très vite sur la première marche du podium ?

DIM :  Ma première victoire "officielle", c'était en 2002, 1 an après mes débuts en ligne...

KJEL : Wahou, tu n'as pas traîné ! Vous étiez cinq sur la grille... ? (rires)

DIM : Non... mais sur des courses non officielles je totalise bien plus de victoires et avant cette date. Il est vrai, parfois, c'est au moment de passer la ligne d'arrivée que je me rendais compte que tout le monde avait quitté le serveur, j'étais donc tout seul (rires). Pour en revenir à celle de 2002, je m'en souviens comme si c'était hier ! C'était avec Grand Prix Legends, sur le circuit historique de Kyalami. Autant te dire que oui, cela a été un moment très fort, comme à chaque fois du reste, même si cela est de plus en plus rare pour moi. Le sport en lui-même est virtuel, les succès sont bel et bien réels, même si ce n'est pas reconnu sauf dans le championnat dans lequel on évolue. Je peux te dire que le cri de joie primaire, ce sentiment de la tâche accomplie, n'est sans doute pas si éloigné de ce que peuvent ressentir les véritables pilotes.

KJEL : Un cri primaire tu dis... oui, ça m'évoque vaguement quelque chose (rires). J'ai exulté plus d'une fois et même pas pour une victoire. Un dépassement, une pôle, un podium et je suis tout fou.

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Dim, un simracer assidu au palmarès conséquent. Kjel est plus dans la catégorie Casual simracer


DIM : En réalité, ce dont je me souviens encore plus, c'est mon premier départ en course officielle contre d'autres mordus comme moi.
Encore avec Grand Prix Legends sur le circuit de Silvertsone, j'avais précédemment réalisé la pôle avec plus d'une seconde d'avance sur le deuxième. C'était fort, très fort ! J'étais tellement tendu, stressé, crispé, tremblant que je n'ai pas été très loin (rires).

 

KJEL : Je me souviens également de ma première course et d'ailleurs j'ai un résumé qui traîne sur mon blog. J'avais peur de faire une grosse connerie ou de gêner tout le monde, j'étais tout crispé et surtout j'avais très chaud. Après 60 départs, je suis maintenant beaucoup plus détendu, plus serein et plus confiant.

DIM : Je suis ton parcours et ton évolution de SimRacer depuis le début de ta carrière mais est-ce que la victoire est le seul but qui te fait courir aujourd'hui ?

 

KJEL : Non, au final ce n'est pas (plus) ce que je recherche. Obtenir une victoire ça reste super, un grand moment mais le plaisir est variable en fonction des conditions pour arriver à ce succès. Lorsque j'ai franchi la ligne d'arrivée en tête pour la première fois, j'ai juste lever le pouce. J'étais tellement concentré à bien faire les choses que j'ai eu du mal à exprimer ce succès qui a été construit depuis le premier tour.

InterviewDim-Kjel_08.pngPar contre, ma deuxième victoire s'est joué dans les trois derniers tours après une arsouille entre trois-quatre pilotes pendant plus de 10 tours. Là, quand j'ai passé le drapeau à damiers en P1, j'ai explosé ma gorge et sûrement les oreilles de mes voisins. J'étais à bord de la Chevrolet Cruze de Huff sur le circuit Okyama qui m'a d'ailleurs toujours réussi. Je brandissais mon doigt comme Vettel en criant Yes, yes (rires).

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Tout à l'heure, tu parlais d'arsouilles et de bagarre en milieu de peloton entre simracers gentlemen. En effet, j'aime me battre mais pour un top 8 avec de la bagarre et de belles actions mais j'aime également faire une course propre, sans faute. Par contre, je déteste rouler sans plaisir, sans envie ou très loin des premiers. Je déteste me battre avec la voiture et faire plein de fautes. Désormais, je choisi mes courses et zappe celles qui ne vont pas me correspondre. Je veux rouler uniquement avec des voitures qui me donnent des sensations et du plaisir !

D'après toi, est-ce que c'est plus facile, ou bien plus difficile qu'avant, de devenir un SimRacer aujourd'hui ? L'accès au matériel est meilleur qu'auparavant mais les jeunes comme moi, subissent la loi des vieux briscards qui ont des milliers de km et d'expériences dans les pattes.

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InterviewDim-Kjel_12.jpgDIM : Je dirais que c'est largement plus facile de devenir SimRacer aujourd'hui. Il y a un sacré panel de simulations disponibles maintenant, pour tous les goûts. Les connexions et configurations sont plus faciles à manier que lorsque j'ai commencé. Nous passions plus de temps sur ces points que sur les pistes autrefois (rires). C'est par contre plus difficile de "briller" pour les raisons que tu invoques et dont je parle un peu plus haut. 

KJEL : Ouais, par contre j'ai l'impression que le circuit a vraiment une place important dans les performances d'un pilote. Si on est à l'aise sur une piste alors on peut faire de très belles choses mais si on ne comprend pas le tracé, on peut vite se retrouver en fond de grille... Oui, c'est ça, il s'agit vraiment de compréhension du circuit et je trouve que c'est un facteur clé.

DIM : Oui, avoir un bon feeling avec un circuit est important, c'est un vrai facteur de réussite en course et pour les performances globales. En fait, pour te dire la vérité, il y a beaucoup de circuits modernes qui ne conviennent pas à mon style de pilotage, les "historiques" avec de grandes courbes sont plus dans mes compétences. Pour résumer la situation, je n'aime donc pas et j' ai du mal à comprendre la plupart des circuits modernes que je découvre... C'est une chose que j'ai appris au cours de ces années de pratique, de me forcer à m'améliorer à chaque tours sans me soucier de la performance pure dans un premier temps, sans tenter de me mesurer par rapport aux autres, juste pour moi. Cela me permet, en plus, d'améliorer mon approche de la conduite sportive. Avec un peu de chance, parfois, le feeling vient et je peux même en arriver à apprécier un tracé qui pourtant ne me parlait pas plus que cela au départ.

KJEL : Je comprends ce que tu veux dire. Par exemple, j'ai beaucoup de mal avec les courbes de Spa et je ne sais jamais comment aborder ma trajectoire. En fait, c'est comme pour les voitures... j'ai l'impression qu'il faut trouver le style de circuit qui convient. Je suis plus à l'aise sur un tracé comme Oschersleben qui est moins fluide et ne possède pas de grandes courbes.

Et d'ailleurs, quelles sont les voitures que tu préfères conduire ? Moi personnellement, j'ai du mal avec les vieilles... (sourire) heu surtout quand il y a beaucoup de chevaux sous le capot. Ça bouge trop du train arrière et ça part en sucette à la moindre accélération. Si on prend les vieilles Chevrolet ou Camaro, elles ont de la gueule et ça donne envie de les piloter mais elles ne se laissent pas dompter facilement.

Camaro
DIM : Contrairement à toi, j'apprécie particulièrement conduire une auto lorsqu'il y a beaucoup de chevaux difficiles à faire passer sur le train arrière. Les vieilles (autos j'entends...) me conviennent en général et elles me le rendent bien la plupart du temps. C'est d'ailleurs la raison qui explique les affinités que je peux avoir avec la plupart des monoplaces historiques...

KJEL : Ah moi, je n'aime pas trop les monoplaces... enfin je parle surtout des châssis modernes et pourtant je suis un ancien joueur de F1 avec tous les Grand Prix de Geoff Crammond à mon actif.

DIM : Les monoplaces modernes sont des châssis que je n'apprécie pas particulièrement non plus, mais malgré tout, j'ai aussi fait de bonnes courses en F2.0 et en F3 l'an dernier où je finis 3ème du championnat devant quelques Aliens...

KJEL : En fait, je trouve que ça manque de vie, ça ne bouge pas assez, c'est trop collé à la route et le seul plaisir est d'enchaîner les virages à vitesse grand V.

DIM : Oui, je suis d'accord. C'est encore plus vite, trop pour moi, avec les F1 modernes et l'exploitation du cercle de friction y est vraiment plus difficile, ça ne pardonne pas l'erreur, quoi. Et toi, il me semble que tu as des affinités particulières avec les tractions ? Pour ma part, ce n'est pas ma tasse de thé comme l'on dit. Cette proportion à sous-virer ne convient pas du tout à mon style de pilotage.

InterviewDim-Kjel 04KJEL : Ah tu fais erreur, je n'aime pas non plus quand ça sous-vire trop. Mais je déteste encore plus quand ça survire à en perdre le contrôle à chaque virage. En fait, il me faut un juste milieu comme le tourisme. Je préfère les voitures avec un gabarit petit et disposant d'une cylindrée moyenne, comme les WTCC par exemple. C'est vrai aussi que je suis plus efficace quand je conduis des tractions mais les Porsche Cup sont également des petits joujoux que j'apprécie.

DIM : Nous nous rejoignons parfaitement sur les Porsche Cup que j'adore aussi.

KJEL : En fait, je pense que c'est important de trouver son style de pilotage et de savoir avec quel type de voiture ça fonctionne le mieux. Yvan Muller (NDLR, triple champion du monde WTCC) avait dit dans une interview qu'il avait découvert très tôt qu'il n'était pas très bon dans une monoplace et qu'il avait bien fait de se tourner rapidement vers le tourisme.

 

DIM : Je ne me permettrais pas de contredire Yvan, d'autant que je pense qu'il a raison (rires). Après, nous avons cette chance, dans le SimRacing, de pouvoir apprendre et de nous perfectionner autant que l'on veut, et si l'on en a le courage, puisque nous ne sommes pas limités par le budget de roulage. J'ai appris tellement de choses et je me suis tellement améliorer grâce au SimRacing au cours de toutes ces années de pratique qu'il faudrait au moins 300 entretiens, et je n'exagère pas (!), comme celui-ci pour consigner tout cela...

 

KJEL : J'ai une dernière petite question pour clôturer cette interview qui est longue. A mon avis, on a déjà perdu des lecteurs (rires). Alors, quels sont tes projets futurs pour le blog TheRacingLine ? Il me semble avoir vu un domaine theracingline.fr qui redirige pour le moment vers ton blog mais peut-être que tu prépares quelques chose de plus gros ?

InterviewDim-Kjel_13.jpg

 

DIM : Je constate que rien ne t'échappe, comme toujours (sourire)...En fait, je possède le nom de domaine "theracingline.fr" depuis au moins deux ans maintenant. Je l'avais réservé "au cas où" et avant que d'autres le fassent avant moi. Depuis, j'ai médité la migration du blog vers d'autres technologies et un autre hébergeur car l'actuel, Over Blog pour ne pas le citer, laisse une marge de manoeuvre assez faible pour qui s'y connaît un tant soit peu en technologies Web.

En résumé, on est très loin de pouvoir faire ce que l'on veut, ce qui freine les orientations que l'on voudrait donner à nos créations. Seulement voilà, notre hébergeur préféré ne permet pas l'export de nos contenus même si nous en sommes propriétaires. Du coup, pour le moment, et faute de temps, j'en suis resté là, avec une simple redirection sur le nom de domaine initial. Peut-être que je finirai par reprendre la main sur l'ensemble, mais ce n'est pas pour l'avenir immédiat.

 

J'ai, moi aussi et puisque l'on parle de cela, une dernière question, cela finira d'achever nos lecteurs qui n'ont que très peu de chances d'en arriver jusque là (rires)... Tu parles, depuis quelques semaines, de stopper tes activités sur ton blog. Je fais partie, bien sûr, de ceux qui sont attristé par cette nouvelle... Tu parles aussi de démarrer un autre projet, je suis curieux d'en savoir un peu plus à ce sujet. Je cherche le scoop (rires) !

KJEL : Eh bien j'ai toujours aimé créer et m'investir dans des nouveaux projets. J'ai commencé par concevoir des maps sous le jeu Vietcong, puis je suis devenu administrateur et modérateur d'un forum et enfin j'ai créé le blog Chez Kjel en 2006, pour suivre à l'époque la mouvance frénétique des blogs. Depuis, l'Internet a considérablement évolué et j'ai envie de suivre ce changement et de tenter de nouvelles expériences via le web. Comme tu l'as dit, over-blog nous limite et je veux aller plus loin avec un projet semi-pro. 

Rien n'est encore décidé concernant l'avenir du blog Chez Kjel. Au pire, il va rester dans un état végétatif, au mieux, il va y avoir une réorganisation de l'ensemble. J'aime savoir que je dispose d'un espace où je peux m'exprimer librement sur la toile. Peut-être est-ce cela l'avenir de mon blog avec un peu de F1 et de Simracing ?

Pour finir, je souhaite te dire bravo pour ton blog. Tes lecteurs ne le savent peut-être pas, mais entretenir et maintenir une telle activité demande beaucoup d'efforts, de temps et de motivation. Quand un commentaire est déposé, c'est alors un réel boost pour le responsable du blog ou l'auteur de l'article. J'espère que tu auras une participation et une implication plus importante de la part de tes lecteurs et peut-être qu'une petite équipe de rédaction verra le jour avec Dim en chef rédacteur.

 

DIM : Merci Kjel ! Tu as raison, les interactions que l'on peut avoir avec nos lecteurs sont un facteur de motivation important. C'est aussi en cela, d'ailleurs, que je te dois beaucoup. Sans tes visites et tes commentaires réguliers de la première heure, qui m'ont encouragé à continuer, je n'aurais sans doute jamais été plus loin que 10 articles et The Racing Line ne serait plus... Si bien que, peut-être un jour, on dira que c'est le SimRacing francophone qui te doit beaucoup (rires)... J'aimerais bien, c'est vrai, monter une petite équipe de rédaction, avis aux amateurs, cela me permettrait de souffler un peu lorsque la saturation se fait sentir...  Et puisque l'on parle de cela, ton contrat est sur mon bureau ! 

 

Oui, j'espère bien que nous pourrons continuer à suivre, sur ton blog, ton parcours de jeune SimRacer, que nous pourrons aussi avoir des nouvelles de la Formule 1 sous le prisme de ton regard unique sur cette discipline. Quoiqu'il en soit, je te souhaite beaucoup de courage et de réussites dans ce que tu vas entreprendre dans l'avenir.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 13:17

AFFICHE-CHAMP-SEAT

 

Parce que l'on en parle beaucoup en ce moment, parce que The Racing Line y sera présent en tant que sponsor sur plusieurs châssis, nous avons voulu en savoir une peu plus sur ce championnat rFactor EvoSim Seat Leon Supercopa Simulation 2013. Et pour cela, rien de mieux que de s'entretenir avec l'un des organisateurs de cette compétition.

 

Rencontre avec Franck Rozez...

 

franck rozezDim : Bonjour Franck, je suis ravi de pouvoir te rencontrer et merci d'avoir accepté cette invitation. Avant d'entrer dans le vif du sujet et pour permettre aux lecteurs qui ne te connaissent pas de te découvrir, peux-tu te présenter ? Ton âge, ta situation de famille, ce que tu fais dans la vie réelle, ...

 

Franck : Bonjour à tous, premièrement merci à toi Dim et merci à The Racing Line pour l’intérêt porté à notre championnat. Donc comme tu l’as si bien cité, Franck Rozez, 33 ans. Je vis en concubinage, en région parisienne, avec une petite fille de 2 ans et demi. Professionnellement je suis consultant intégrateur pour un progiciel de gestion et comptabilité spécialisé dans le domaine automobile.

 

Dim : D'où te vient cette passion pour le SimRacing ? Comment l'as-tu découvert ?

 

Franck : Premièrement passionné par le sport automobile depuis tout petit en suivant mon père sur les circuits. J’ai ensuite pris la relève pendant 10 ans à un certain niveau. J'en suis arrivé au SimRacing en 2005, par hasard, en tombant sur un championnat Mégane Trophy. Je me suis de suite inscrit, acheté un volant et commencé à retranscrire mon manque de roulage et surtout d’adrénaline du réel par la simu.

 

Dim : Comment en es-tu arrivé à l'organisation de championnats ?

 

Franck : EvoSim est né un peu, encore une fois, par hasard. En fait j’ai retrouvé via le simracing pas mal d’anciens collègues des paddocks réels. En même temps, j'ai commencé à bidouiller les physiques en simu car je suis quelqu’un qui aime comprendre tout ce qu’il touche. De là, j’ai fait tester certaines choses à un ami proche qui est moniteur sur un circuit et qui cours de temps en temps quand le budget le lui permet, mais aussi à mon fidèle ami et grand pilote en simracing Raphel Ferey. L’idée première était donc venue mais celle-ci n’était pas de créer un championnat, plutôt un mod qui permettrait à plusieurs pilotes réels de faire du « training ». Par la suite, nous entendions souvent une forte demande  sur un mod Seat Leon Supercopa. Ayant plusieurs contacts de pilotes de la série dans mon carnet d’adresse nous avons pris le pari de lancer le mod, puis le champ après 11 mois de dev en collaboration rapprochée. Coté 3D nous l’avons confié au célèbre Eddy3Spain connu pour la réalisation de la Clio Cup 2008.

 

Dim : Je sais, pour l'avoir fait moi-même pendant quelques années, qu'une gestion sérieuse est assez lourde entre la préparation du règlement, la promotion, la gestion du site, des serveurs, des classements, des commissions d'enquête etc. N'est-ce pas ?

 

Franck : TOUT A FAIT ! Mais je pense que nous avons la chance, chez EvoSim à l’heure actuelle, d’avoir un plateau hyper respectueux du travail accompli. Nous verrons bien par la suite de la saison. Mais, il est vrai que cela prend énormément de temps. Le  TAF (taux d’acceptation Féminin ndlr)  citation d’un Simracer bien connu est une chose très importante à gérer aussi. Au jour d’aujourd’hui EvoSim me prend en moyenne 3 h pleines par jour et la même chose, voir plus, pour mon collaborateur le plus proche.

 

Dim : D'ailleurs, nous SimRacers, nous ne rendons pas suffisamment hommage à cet incroyable travail de l'ombre. Nous ne sommes pas toujours conscients de la quantité de travail nécessaire au bon déroulement d'un championnat ou d'un événement de SimRacing.

 

Franck : Il est clair que j’ai déjà croisé pas mal de SimRacers ayant des réflexions pas très correctes envers les orga. Mais, généralement, quand nous proposons à ces personnes de venir nous aider, il n’y a plus personne. J’ai malheureusement l’impression, des fois, que nous avons à faire à des personnes qui se disent : "je paie, je suis roi, je dois en avoir pour mon argent". Ils oublient, bien souvent, que nous sommes des bénévoles qui donnons beaucoup de notre temps afin de leur permettre de vivre leur passion.

 

Dim : L'approche pour la création de ce championnat EvoSim Seat Leon Supercopa Simulation 2013 est un peu particulière. Peux-tu nous en dire un peu plus à ce sujet ?

 

Franck : Particulière n’est pas le mot je pense. Tout simplement nous avons eu envie de donner la possibilité à nos SimRacers de se mesurer et surtout de partager avec des pilotes réels. Ceux-ci jouent le jeu en apportant conseils de pilotage et réglages sur notre TS (Team Speak). Voila le gros point fort d’EvoSim et cela à l’air de plaire. De plus nous allons essayer de donner la possibilité à certains membres d’aller au cœur de l’action dans les paddocks d’un meeting au cours de l’année.

 

Dim : Qui sont à tes côtés pour t'épauler dans cette lourde tâche ?

 

Franck : Nous Sommes deux Admins Raphael Ferey et moi-même, mais bien aidé par Peter Deray qui s’implique largement dans l’organisation. De plus certains membres nous proposent leur aide chose que nous sommes en train d’étudier, mais le temps nous manque en ce moment. Je ne cacherais pas qu’à l’ avenir j’aimerais déléguer pas mal de choses.

 

rapahel_ferey.jpgRaphael Ferey

 

Dim : Quels sont donc ces pilotes réels inscrits à ce championnat. Peux-tu les présenter brièvement ?

 

Franck : Alors, je vais essayer de ne pas en oublier...

Mais avant de les citer, j’aimerais annoncer une nouvelle de dernière minute. Nous sommes heureux d’annoncer fièrement qu’EvoSim compte désormais un parrain sportif : David Terrien.

 

david_terrien.jpg

David Terrien (à droite sur la photographie)

 

Vous pourrez trouver, ci dessous, son palmarès :

 

1988 Champion de France Minime de Karting
1993 Champion du Monde de Karting Formule A, Champion de France Junior de Karting
1996 Champion d'Europe et de France de Formule Ford
2000 Champion SWRC avec 5 victoires
2001 Champion FIA-GT en catégorie N-GT
2002 Vainqueur des 24 heures de Spa
4 participations aux 24 heures du Mans

 

Le premier a avoir été à nos côté est Peter Deray celui-ci est Pilote Instructeur sur le circuit d’Abbeville ( 80 ). Il a participé à plusieurs coupes de marque comme la 207 Sprint, la Seat Leon Supercopa avec 2 Victoires en 2012  et surtout en ce moment il travaille sur le concept EasyDrift qui est entrain de faire beaucoup de bruit.

 

peter_deray.jpgPeter Deray

 

Vincent Abbril, jeune et talentueux pilote qui vient tout juste de fêter ses 18 ans. Apres 3 années de Seat Leon Supercopa, celui-ci va s’aligner dans la cours des grands en GT français sur le GT tour à bord d’une Audi R8 LMS Ultra du Team Speed Car avec comme coéquipier Sébastien Cabirou.

Jimmy Antunes, je pense que c’est l’un des pilotes réel les plus connu du SimRacing. Jimmy ayant remporté le titre 2012 en Seat nous a confié vouloir le remporter aussi en 2013 mais cette fois en simulation. Notre jeune pilote s’alignera également en GT pour la saison 2013 à bord d’une Aston Martin DBRS9 engagée également par Speed Car. Celui-ci sera secondé par le responsable de l’écurie : Pascal Destembert.

Thibaut Mourgues, jeune animateur du peloton de la Seat Leon Supercopa. Celui-ci sera sur la grille de départ du championnat de France Peugeot RCZ Cup au sein du Team JSB.

Julien Briche, pilote bien connu des séries de promotion Peugeot Sport, il a remporté 7 titres nationaux dont la Seat Leon Supercopa en 2010. Aujourd’hui à la tête du Team JSB Compétition. Vice Champion de France RCZ Cup en 2012 plus quelques courses en Porsche Cup.

Plus pleins d’autres anciens pilotes amateurs comme Léopold De Saint-Alary, Champion de Guadeloupe de Folcar, Olivier Le Masle, Damien Dussoul, moniteur sur le circuit de Chambley et pilote sur la coupe de France des circuits, Antoine Pretin, qui a participé à plusieurs courses sur Clio Cup ou encore 206 Relais. Désolé pour ceux que j’oublie de citer...

 

Dim : Cette liste est, je dois l'avouer, impressionnante ! Les inscriptions sont maintenant terminées ? Une idée de la clef d'un tel succès ?

 

Franck : Nous avons fait le choix de clôturer les inscriptions et d’étudier tout de même toutes les demandes sur dossier. Pourquoi ? Tout simplement par souci de qualité. Nous préférons avoir moins de monde et apporter une organisation au top pour nos pilotes. Concernant le succès du championnat j’avoue être très étonné. Nous n’avons pratiquement pas fait de Pub. Le bouche à oreille a suffit, je pense, suite à de très bon retour sur le mod.

 

Dim : Combien de pilotes en tout ?

 

Franck : Aujourd’hui nous comptons 60 pilotes à jour de toutes les formalités d’inscription. Nous avons la chance de compter des pilotes venant de ligues différentes. Le Niveau me semble vraiment relevé. J’ai des fois l’impression de me retrouver sur une interligue.

 

Dim : Quel est le sentiment d'un organisateur lorsqu'il parvient à remplir ainsi les grilles de départ ?

 

Franck : Je ne cacherai pas notre angoisse, un bon stress, une grande satisfaction et une revanche sur certains qui ne croyaient pas en nous.

 

Dim : Les courses seront retransmises par la chaîne Paddock TV, n'est-ce pas ? La médiatisation, un passage obligé de nos jours pour le SimRacing ?

 

Franck : Tout à fait, nous avons la chance d’avoir trouvé un accord avec Paddock TV, celui-ci accorde une grande importance à la promotion du SimRacing via sa chaine. Il était important pour nous de faire partie de son programme. De plus le projet et soutenu par plusieurs partenaires et pour eux la TV est un grand plus. Aujourd’hui le SimRacing est de plus en plus surveillé et je pense que la TV devient un outil indispensable.

 

Dim : Participes-tu toi-même, en tant que pilote à ce championnat et pourquoi ?

 

Franck : A la base, oui je devais participer. Aujourd’hui j’ai pris la décision de ne pas le faire tout simplement pour encore une fois un souci d’organisation. Chez EvoSim j’ai aussi la casquette de gestionnaire des serveurs et je préfère donc me consacrer à 100 % à mon rôle d’admin.

 

Dim : L'organisation même d'événements virtuels, c'est beaucoup de stress, les SimRacers bien qu'amateurs et passionnés sont, malgré tout, très exigeants, quel est ton état d'esprit à quelques jours du début de la première épreuve ?

 

Franck : Nous sommes quand même assez stressés mais sereins en même temps. Nous nous sommes entourés de personnes de confiance et essayons de ne passer à coté d’aucuns éléments. Le mod est optimisé au mieux mais aussi les circuits. Chaque circuits du championnat est repris par un SimRacer bien connu pour ce genre de job. Il optimise les textures nous place des anticuts et essai de fidéliser au maximum par rapport au réel grâce au retour de nos pilotes réels. Pour finir nous organisons un maximum de soirées tests qui nous permettent d’avoir des remontées. Je souhaite aussi notifier le gros travail de mon collaborateur Raphael Ferey qui prend le temps de résoudre chaque problème informatique de nos membres via des prises en main à distance.

 

Dim : Merci beaucoup de m'avoir accordé un peu de ton temps que je sais précieux à quelques jours du lancement du championnat. Nous vous souhaitons beaucoup de courage et de réussite pour la suite des événements. Un petit mot de la fin pour les lecteurs ?

 

Franck : Un grand merci à toi pour la confiance et nous donner la chance de faire partager notre expérience. Merci aussi de tenir un blog qui, aujourd’hui, est une référence dans le monde du SimRacing Français. Avec tout cela, je pense que nous arriverons à faire évoluer le SimRacing. Je tiens encore une fois à préciser qu’EvoSim n’est pas le fruit d’une personne interviewé ce jour mais surtout d’un gros travail d’amis proches et passionnés. Je les remercie encore, pour ne pas les citer : Raphael Ferey et Peter Deray. Merci encore aussi à Vincent Abril et Jimmy Antunes pour le temps consacré au développement du mod. Pour les lecteurs, n’hésitez pas à venir nous rencontrer, suivre notre actualités, nous avons quelques projets en tête et cette fois pour des Opens.

 

 

 

Vidéo : gtcjujuncoful

 

Liens :

> Le site du championnat Seat Leon Supercopa Simulation

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 03:06

Entretien réalisé et traduit par Patrick - juillet 2012

 

1 – Renato, beaucoup de pilotes ont des surnoms dans le monde de la simulation. Ta société s’appelle Reiza. Peux-tu nous préciser ce que ce nom veut dire ?

Quelques jours avant que Reiza soit officiellement créée, nous avions déjà un groupe de personnes qui étaient reliées par un groupe de discussion par email et qui participaient à sa création. Un des sujets de discussion était naturellement de savoir quel serait le nom de la société. Nous n’avions aucune idée jusqu’à ce qu’une personne impliquée, Chris Neira, ne propose « Reiza ». Nous avons fait un tour de table et l’affaire était conclue. J’ai entendu dire que cela avait probablement une signification quelque part dans le monde mais jusqu’à aujourd’hui on ne m’en a pas informé !

 

reiza-studios.jpg


2 – On peut imaginer qu’il est difficile de devenir un concepteur de simulation par accident. Quel est ton parcours exact dans le monde de la simulation ?

J’ai été un simracer dejà à l’époque du commencement de ce type de jeu, tôt dans les années 90. J’ai grandi avec les simulations au fur et à mesure qu’elles évoluaient à la fin des années 90, début des années 2000. Quand rFactor est sorti le monde du modding a subit un grand boom, mais ce qui a été fait dans les premiers temps n’était pas vraiment satisfaisant. Cela m’a conduit à commencer à me prendre la tête avec les fichiers des physiques, suivant le vieil adage qui dit que l’on n'est jamais mieux servi que par soi-même.

Contrairement à Niels, je n’ai pas de cursus lié à la mécanique (j’ai un diplôme de droit) mais j’ai appris par moi-même le moteur physique et la dynamique des véhicules jusqu'à un point où mes connaissances sont devenus correctes. J’ai alors commencé à travailler sur des mods mais aussi des projets semi-professionnels. Mon projet le plus abouti fut le mod GP79, pour lequel j’ai developpé les physiques.

 

rfactor2009-10-1222-24n0lu.png


Si je regarde en arrière, avec le savoir-faire que nous avons maintenant du même moteur physique qu’à l’époque, ça n’était pas très sophistiqué. Mais l’échelle de production était importante et assez ambitieuse pour quelques développeurs réunis autour d’une passion : avoir toutes les voitures et tous les circuits de la saison F1 de 1979. Nous avions pris tout ça très au sérieux et ce fut avec une grande passion que nous avons passé une grande partie de l’année 2006 sur ce projet. Nous avons sorti la première version vers la fin de l’année et ce fut un bel évènement dans la communauté à ce moment-là.

Faire partie de ce projet a probablement créé en moi l’envie d’en faire encore plus, bien qu’à cette époque-là en vivre professionnellement me paraissait bien lointain. Par un coup de chance, le développeur suédois Simbin, qui utilisait la même base technologique que rFactor, était en restructuration au moment où le mod GP79 sortait. J’ai alors eu une porte grande ouverte pour faire du simracing de manière professionnelle. Je suis donc parti travaillé pour eux en tant que consultant pour les physiques de Race07 vers la fin 2007, et ce pour un peu moins de deux ans. Ce fut une opportunité très instructive et posa les jalons pour la création de Reiza. Au fur et à mesure de l’année 2009 les pièces ont commencé à s’assembler et les perspectives devenant sombres chez Simbin, je me suis concentré sur l’idée de prendre une nouvelle direction dans le monde du simracing. J’ai trouvé dans Fernando Oliveira Jr un partenaire avec une bonne expérience du développement logiciel et j’ai réussi à regrouper une petite équipe mais au top. J’ai pu rassembler quelques fonds pour démarrer Reiza en Octobre 2009. Peu après nous avons commencé le développement de GSC et le reste, vous le connaissez.


3 – J’imagine que les voitures sont une passion pour toi. D’où cela te vient-il ? Ton père ? La télé ?

Mon père était dans le business des avions et était pilote acrobate dans des shows aériens avec de vieux avions de la 2e guerre mondiale. J’ai dû hériter de cette passion et la passion pour la course a du découler de la première. Comme j’ai grandi dans l’ère Senna au Brésil, la passion pour la course a pris le dessus.


4 – Quelle est ta voiture préférée ? As-tu déjà couru en compétitions ou en exhibitions ? Quelle est ta voiture actuelle ?

Rien de bien excitant pour cette partie. J’ai fait beaucoup de karting quand j’étais adolescent, j’avais mon propre kart pour m’amuser mais c’était juste pour le fun. Ma voiture actuelle est une Chevrolet Vectra. Je développe en général une certaine affection pour les voitures sur lesquelles je travaille en simulation (vieilles F1 ou camions de course). Mais mes voitures favorites restent les F1 de la fin des années 80, début des années 90.


5 – Quand tu étais petit, de quoi rêvais-tu pour ton futur métier ? Astronaute ? Policier ? Pompier ?

Je voulais être pilote ou développeur de jeu. Si tu m’avais dit à l’époque que j’allais devenir développeur de jeu de course, avec l’opportunité de travailler sur le projet Senna comme cerise sur le gâteau, je n’aurais pas dis non !


6 – Pour toi, quel serait le jeu de simracing idéal ?

Celui que nous avons fait avec Reiza. Ça peut paraitre une réponse évidente mais pourtant c’est sincère. GSC se concentre sur les éléments importants qu’une simulation doit avoir. Evidemment nous avons travaillé avec des limitations techniques et des contraintes de budget mais j’espère que dans le futur nous allons nous revoir avec des outils pour passer au niveau supérieur. Mais pour aujourd’hui, je suis satisfait de ce qu’apporte GSC2012.

 

GSC-2012-07-13-15-29-27-76.jpg

 

7 – Quand tu as reçu ton prix pour GSC au Brésil, quel était ton sentiment ?

C’était gratifiant, et aussi une récompense pour toutes les difficultés qu’impliquent de monter sa propre entreprise et de la maintenir à flot, et encore plus particulièrement quand cela a pris 18 mois pour voir un début de résultat pour notre travail. Mais la bonne réception qu’a eu le jeu dans le monde du simracing a été, et est encore plus gratifiant, puisque cela vient de nos pairs.


8 – Quelle est ta réflexion à propos du futur du simracing ?

C’est excitant, avec beaucoup de projets prometteurs et de nouvelles technologies qui promettent d’emmener le simracing à un nouveau niveau. D’un point de vue plus « business », j’ai l’impression qu’il y a trop de joueurs pour ce qui est encore un marché de niche, cela va être donc intéressant de voir comment les choses vont évoluer.


9 – Un dernier mot ?

Je suis juste heureux de faire ce que nous faisons, avec l’équipe que nous avons, travaillant dur pour essayer de construire des choses encore meilleures de la part Reiza dans le futur. Il n’y aura pas de pénurie d’engagement ni de passion. 

 

Source : sim-racing-evolution.fr

Images : www.google.fr

 

Lien :

> Article original

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 06:04

Un entretien réalisé par Seloc (club Lotus) et traduit par ga2jo sur RFR - août 2012 

 

AClogoQuelle est l'étendue du contrat de licence signé avec Lotus ? Peut-on s'attendre à voir beaucoup de voitures anciennes de l'entreprise en plus de celles annoncées et la piste d'essai Hethel sera-t-elle dans le jeu ?

 

Marco : Notre accord avec Lotus porte sur tous les modèles produits par Lotus Cars. En théorie, nous pourrions tous les reproduire.

 

Il faut cependant tenir compte de certains facteurs :
1. Compte tenu de nos ressources limitées, nous allons en inclure certains dans la version 1.0, puis nous envisagerons d'en réaliser d'autres sous forme de DLC en nous basant sur l'accueil des simracers et des joueurs. Nous ne voyons pas Assetto Corsa comme un jeu vidéo d'une durée de vie de 3 mois, notre intention est d'apporter un support sur le long terme.

2. Assetto Corsa est une simulation réaliste, donc nous allons donner la priorité aux modèles dont les données techniques exhaustives sont disponibles : il n'est pas facile de recueillir des données pour les modèles anciens. Nous avons besoin de connaître les données d'un grand nombre de pièces mécaniques, en particulier le système de suspension et comme vous pouvez l'imaginer, certains modèles anciens ne sont pas facilement disponibles.

 

Assetto-Corsa-Type-49.jpgLes F1 historiques font partie de notre accord avec l'équipe Classic Team Lotus. La Type 49, la Type 72 et la Type 98T seront dans la première version d'Assetto Corsa et nous prévoyons d'ajouter les types 25, 33 et 49C plus tard. En termes de voitures commercialisées, nous prévoyons de reproduire au moins la Lotus Elan.

Vous vous demandez quels sont les modèles Lotus seront inclus dans la version 1.0 ? L'Evora S, l'Eleven 2, l'Exige 2012 et probablement une Elise SC. L'Evora GTE et l'Eleven 2 GT4 suivront peu après et, en fonction de la stratégie commerciale de Lotus Cars à moyen terme, nous avons l'intention de reproduire sous forme de DLC quelques-uns des futurs modèles de la compagnie.

J'aimerais inclure la piste d'essai d'Hethel dans Assetto Corsa, mais compte tenu de son utilisation limitée et du coût que représente la scannérisation au laser de la piste pour la reproduire, nous devons donner la priorité à d'autres circuits officiels. Quoi qu'il en soit, cette possibilité n'est pas exclue du tout, dans le cas où Lotus Cars nous demanderait de la reproduire.

ASSETTO CORSA ET LOTUS

 

Quelles ont été vos impressions de la société Lotus lors de votre visite à Hethel, et quel genre d'information avez-vous pu recueillir en testant les voitures ? À quel point Lotus a-t-il accepté de partager des données sur les voitures et avez-vous discuté avec Matt Becker ou ses collègues ?
(NB : Matt Becker est ingénieur en chef chez Lotus)

Assetto-Corsa-2-Eleven.jpgMarco : Le soutien apporté par Lotus Cars est tout simplement fantastique. Nous avons visité l'usine, la ligne d'assemblage, le département R&D (c'était tout simplement génial. La recherche et le développement est sans doute le seul autre métier que je voudrais faire). Les gens chez Lotus ont partagé beaucoup d'informations avec nous, dans une ambiance très bonne et détendue, en nous consacrant tout le temps nécessaire. Et je peux vous dire que cela arrive rarement.

En termes de données techniques sur les voitures, nous avons non seulement obtenu tout ce dont nous avons besoin pour reproduire chaque modèle du mieux possible, mais nous avons eu la chance de tester personnellement les voitures sur la piste d'Hethel et sur le circuit de Vallelunga – le circuit italien où nous sommes basé. Cela nous permet de comparer toutes les données et la télémétrie entre notre simulation et les données extraites sur la piste au cours des séances d'essais et nous sommes très satisfaits du résultat pour le moment. Nous n'avons pas rencontré Matt Becker à cette occasion.

La presse a beaucoup parlé du système DPM de Lotus qui équipe la dernière Exige S, en particulier le mode "Race". Des systèmes comme celui-ci sont-ils reproduits fidèlement dans le jeu ou utilisez-vous le contrôle de traction, le contrôle de stabilité et les aides à la conduite standards comme dans beaucoup d'autres jeux de course ?

 

Marco : Nous connaissons bien le nouveau système Lotus DPM et nous avons eu l'occasion de tester la dernière Exige S sur la piste d'essai d'Hethel. Cependant, Il y a quelques problèmes pour mettre en œuvre ce système dans le jeu.

 

Assetto-Corsa-Exige-S-at-Hethel.jpgTout d'abord, si Lotus est très fier de ce système (et à juste titre), ils rechignent aussi un peu à expliquer comment il fonctionne vraiment, quelles données sont utilisées et comment par l'ordinateur de bord qui contrôle le système.

 

Ensuite, nous pensons que dans des conditions de piste parfaites, avec une bonne adhérence, la nouvelle Exige S est si maniable et a tellement de potentiel que le nouveau système ne vous donne pas un si grand avantage si vous savez comment utiliser la voiture. Par contre, dans des conditions glissantes, sur une piste mouillée ou peut-être sur une route secondaire, le système serait un plus fantastique.

 

Notre objectif principal est de recréer la sensation de conduite de l'Exige S aussi bien que possible, puis d'essayer d'ajouter le nouveau système. Toutes les aides à la conduite dans Assetto Corsa ne sont pas "magiques" mais reproduisent aussi fidèlement que possible le système qui équipe le modèle correspondant en réel. À tel point que sur d'autres voitures, le moteur physique reproduit avec précision les vibrations sur le volant produits par les basses fréquences des anciens systèmes ABS.

 

De plus, si votre communauté peut nous aider en nous fournissant plus d'informations sur ce système, nous serons heureux d'essayer de l'intégrer.

JOUABILITE


Est-ce que le titre sera uniquement orienté multijoueurs, ou y aura-t-il des AI pour les courses offline ?

 

Marco: Assetto Corsa peut être considéré comme un jeu vidéo "standard" pour tout ce qui concerne le gameplay (IA, courses simples, week-ends de course, sessions d'entraînement, et ainsi de suite), avec un modèle physique très avancé, plus des circuits scannés au laser et des licences officielle de voitures.

 

Assetto-Corsa-Evora-S-Interior.jpgBien sûr, le multijoueurs sera également pris en charge. Quoi qu'il en soit, cette fois, nous voulons donner aux simracers un produit auquel ils pourront jouer comme ils le préfèrent, au lieu de se limiter aux courses en ligne uniquement.

Les utilisateurs pourront-ils partager des choses comme les set-up dans le jeu ?


Marco : C'est quelque chose que nous aimons vraiment et j'espère que nous serons en mesure de l'intégrer. Ce n'est pas prioritaire à ce stade du développement, mais plus nous nous rapprocherons de la date de sortie, plus nous serons en mesure de l'inclure dans la version 1.0. Sinon, il faudra attendre une mise à jour d'Assetto Corsa, puisque nous espérons continuer à travailler sur ce projet pendant encore longtemps.

 

L'interface utilisateur d'Assetto Corsa est conçue de telle manière qu'elle permet une personnalisation totale. Donc peut-être qu'un moddeur talentueux nous surprendra en ajoutant des fonctionnalités de ce genre.

PRIX, CONFIGURATION ET DATE DE LANCEMENT


Quelle type de commercialisation prévoyez-vous ? Un seul prix tout compris, un prix de base + des voitures supplémentaires payantes, ou un service d'abonnement comme iRacing ?


Marco : La version initiale sera vendue à un prix fixe et nous prévoyons d'ajouter des DLC par la suite. Certains d'entre eux pourront être disponibles gratuitement, d'autres pour une somme modique. La politique de DLC dépendra des ventes initiales et de l'accueil des joueurs. Nous n'avons pas l'intention de proposer un quelconque type d'abonnement.

Les joueurs pourront-ils jouer ou tester le jeu avant la sortie de la version complète ?


Assetto-Corsa-Type-98T.jpgMarco : Nous prévoyons de sortir un "aperçu technologique ", autrement dit une démo jouable de référence, rien de plus : une voiture et un circuit.

 

Nous le ferons car Assetto Corsa utilise un nouveau moteur DirectX 11 qui ne partage absolument rien avec nos productions précédentes. Nous avons donc besoin de le tester sur le maximum de configurations possible avant de commercialiser le jeu. Par contre, ce ne sera pas une démo d'Assetto Corsa, celle-ci sera disponible après la sortie de la version complète. Nous verrons si nous lançons un programme de bêta-test dans les mois qui viennent.

Quel genre d'effets DirectX 11 peut-on s'attendre à voir et le multi-écrans sera-t-il pris en charge ?


Marco : Motion blur, HDR, heure de la journée, profondeur de champ, fumée, poussière, flammes et effets de particules, un nouveau modèle de reflets, un temps couvert de façon aléatoire, et ainsi de suite. Assetto Corsa prend déjà en charge le multi-écrans et il supportera toute sorte de dispositifs, comme le Track IR. Nous travaillons également sur la gestion d'autres dispositifs commandés à distance, mais nous préférons garder la surprise à ce sujet.

Quelle est la configuration minimale ?

 

Marco : C'est difficile à dire pour le moment car le processus d'optimisation n'a pas encore commencé. Assetto Corsa supporte nativement DirectX 11 et ne sera donc pas compatible avec Windows XP ni avec les cartes graphiques DirectX 9, mais je parle ici de matériel produit il y a au moins 4 ans. Assetto Corsa est compatible avec mon ATI 4800 que j'ai acheté au début de 2009.

La sortie est-elle toujours prévue en 2012 ?

 

Marco: Oui, fin 2012.

 

Source : www.seloc.org & www.racingfr.com

 

Lien :

> Entretien original (en anglais)

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